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L'agriculture africaine a besoin du droit de propriété

Les crises alimentaires font partie de la longue liste des maux de l’Afrique, entre guerres, maladies et pauvret? extr?me. Les p?nuries alimentaires actuelles au niveau mondial devraient donner l’opportunit? aux d?cideurs du tiers monde de revoir les mod?les de propri?t? fonci?re actuellement en vigueur. Cette r?vision contribuera sans doute enfin ? une r?elle strat?gie ?conomique. Il est en effet temps d’arr?ter de ressasser les discours obsol?tes selon lesquels les Am?ricains devraient faire le r?gime pour r?duire la consommation alimentaire et ainsi garder de la nourriture pour l’Afrique.


La situation actuelle qui repr?sente un danger pour l’Afrique peut ?tre aussi une opportunit?. Alors que notre continent est tr?s largement dot? en terres fertiles et jouit d’un climat appropri? pour la culture, il est toujours victime de p?nuries. Or la s?curit? alimentaire devient primordiale du fait de son lien avec la pauvret?, la sant? et le d?veloppement.


Au Zimbabwe par exemple, m?me si le syst?me colonial pratiquait un syst?me agraire dualiste qui reposait sur une forme d’apartheid, ce syst?me avait r?ussi ? g?n?rer une richesse et ? ?muler la libre entreprise, ce qui fonctionnait de mani?re efficace. Le miracle de ce syst?me ?tait fond? sur un r?gime foncier viable dans lequel - il est vrai - seule une minorit? jouissait de droits de propri?t?. Mais cela avait permis de b?tir une structure productive et financi?re dynamique qui ?tait le pilier du syst?me colonial.


Si au c?ur de la doctrine des droits de propri?t? pratiqu?e par le syst?me colonial r?sidait une s?rieuse discrimination ? l’encontre de la majorit? noire, ce syst?me permettait n?anmoins une propri?t? individuelle de la terre bas?e sur des titres de propri?t? bien d?finis. Les tribunaux reconnaissaient ces titres et r?solvaient les conflits y aff?rant. Surtout, il ?tait possible d’?changer la terre, comme tout autre bien marchand. Cela avait permis ? la population du syst?me colonial de regarder bien au-del? de l’agriculture de subsistance, vers une agriculture commerciale. De m?me le secteur agricole avait pu s’engager vers des productions plus efficaces mais aussi plus respectueuses de l’environnement. Du fait de ce syst?me foncier bien d?fini et relativement s?r, les agriculteurs avaient facilement acc?s ? des financements priv?s locaux et ext?rieurs.


Les agriculteurs ?taient certains de r?cup?rer leurs b?n?fices si l’affaire marchait. C’est un facteur – on l’a sans doute oubli? – fondamental pour le succ?s d’une entreprise. Cela permettait aux investisseurs de faire fonctionner et grandir leurs entreprises agricoles sans devoir craindre que l’Etat n’intervienne pour les d?poss?der et r?allouer leurs terres.

Une possible r?forme fonci?re donnerait l’opportunit? au Zimbabwe de r?soudre le probl?me des p?nuries alimentaires et de b?n?ficier des retomb?es des hausses mondiales de prix. Nous sommes aujourd’hui un importateur net de produits alimentaires. C’est donc une diff?rence importante avec il y a encore quelques ann?es lorsque le Zimbabwe ?tait le grenier ? grains de l’Afrique australe. Aujourd’hui, le Zimbabwe est redevenu une contr?e o? des terres fertiles se voient assigner une valeur nulle. Du fait d’une banqueroute politique, les autorit?s n’ont pas voulu reconna?tre que le succ?s du syst?me colonial ?tait tr?s largement d? aux droits de propri?t?.


Plus g?n?ralement en Afrique, il nous faut donc changer de paradigme et regarder au-del? du syst?me communal de propri?t?s fonci?res pour aller vers un syst?me de titres fonciers individuels. Cela permettrait ? plus d’acteurs priv?s de la fili?re agricole – inquiets de la gestion du risque – de prendre part au d?veloppement agricole. Cette r?forme aurait pour effet une industrialisation bas?e sur l’agriculture en liant l’industrie alimentaire aux agriculteurs.


Pour que nous puissions r?aliser le r?ve africain de prendre notre destin en main et de cr?er des richesses pour nos populations, il nous faut g?n?rer de la valeur en retournant la terre ? son statut initial de marchandise qui peut ?tre ?changeable et transf?rable.

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